Le cyclone Arnab frappe l'Inde avec des vents à 150 km/h, 180 000 personnes évacuées
Sur la côte sud-est de l’Inde, le cyclone Arnab déchaîne vents violents et pluies diluviennes, forçant plus de 180 000 personnes à quitter leur foyer. L’intensité exceptionnelle de l’épisode bouleverse la vie locale et inquiète jusque dans l’Himalaya.
À retenir
- Cyclone Arnab a touché terre le 28 octobre 2026 avec des rafales proches de 150 km/h.
- Machilipatnam a enregistré 218 mm de pluie en 24 heures, provoquant inondations et dégâts.
- Plus de 180 000 personnes évacuées; risque au Népal du 29 au 31 octobre (neige et avalanches).
Un cyclone d’une puissance rare frappe l’Andhra Pradesh
Dès le matin du mercredi 28 octobre 2026, Arnab a touché terre dans l’extrême sud-est de l’Inde, près de Narsapur, avec des rafales approchant les 150 km/h selon le service météorologique indien. On a ressenti de puissantes vagues, d’immenses arbres déracinés, et la mer a submergé les abords de Kakinada.
Les villes de Narsapur et Machilipatnam figurent parmi les plus exposées. À Machilipatnam, on a relevé jusqu’à 218 mm de pluie en 24 heures, soit près d’un mois de précipitations concentré sur une seule journée. Les régions touchées s’étendent sur huit districts côtiers, mobilisant toutes les forces de secours.
🌪️ Cyclone Arnab Unleashes Powerful Winds! Violent gusts are sweeping through the area, with winds reportedly reaching 150 km/h. Nature’s fury is on full display! Stay safe and follow local weather alerts. ⚠️🌬️ https://t.co/y6O5FgiiNU
— Veer Thakur (@veerthakur1906) October 28, 2026
Devastating Winds of #CyclonArnab as it landfalls near Andhra Pradesh 🌊🚨⚠️ https://t.co/RULtbJ49KV
— Prof. (Dr.) Suchintan Singh (@suchintan_singh) October 28, 2026
Evacuations massives et impacts directs : route, énergie et sécurité
Face à la menace, les autorités n’ont pas pris de risque : près de 100 000 personnes ont été invitées à quitter leurs habitations rien que dans les États d’Andhra Pradesh et d’Odisha, alors que le bilan national des évacués s’élève à plus de 180 000. L’IMD a diffusé des alertes précises sur le risque de « destruction totale » pour les maisons aux toits de chaume.
Les routes se retrouvent inondées, de nombreux arbres et pylônes électriques jonchent le sol. Les trains et les avions cessent de circuler dans les régions concernées. On recense déjà des habitations endommagées, rendant difficile la reprise de la vie quotidienne. Les cultures de saison ont aussi subi de lourds dommages, notamment dans les zones basses vulnérables à la surcote marine, estimée jusqu’à 1,5 mètre.
Impacts régionaux : le Sri Lanka et le Népal touchés par le sillage d’Arnab
L’influence d’Arnab dépasse les frontières indiennes. Au Sri Lanka, l’armée a été mobilisée et les écoles fermées le 27 octobre à cause des alertes aux pluies torrentielles. Les autorités ont mis en garde contre des crues soudaines et des glissements de terrain.
Au Népal, la tempête poursuit sa course : de fortes précipitations et des vents tempétueux sont attendus entre le jeudi 29 et le samedi 31 octobre 2026, avec un risque élevé de neige abondante et d’avalanches en haute montagne. Ce contexte fait craindre de nouveaux drames alors que certaines régions se remettent à peine d’une crue meurtrière survenue en août.
| Pays | Impacts principaux | Période critique |
|---|---|---|
| Sri Lanka | Pluies torrentielles, écoles fermées, risque de crues | 27 octobre 2026 |
| Népal | Fortes précipitations, risques de neige et avalanches | 29-31 octobre 2026 |
Arnab, reflet d’une saison cyclonique hors norme dopée par El Niño
Cette saison cyclonique sur le golfe du Bengale frappe par son intensité, amplifiée par un phénomène El Niño décrit comme « surpuissant » et par le changement climatique selon plusieurs scientifiques. Les spécialistes soulignent que l’intensité des événements exceptionnels augmente dans cette région et que les extrêmes se multiplient tout au long de la saison.
L’Inde, le Sri Lanka et le Népal affrontent, cette année, plusieurs scénarios de précipitations ou de tempêtes majeures. Ces tendances sont pointées comme des conséquences de la combinaison entre El Niño et dérèglement climatique sur l’océan Indien.
FAQ - Questions fréquentes
Les autorités ont ordonné des évacuations massives car Arnab a touché terre avec des rafales proches de 150 km/h, des pluies diluviennes (jusqu’à 218 mm en 24 heures à Machilipatnam) et un risque de submersion côtière. L’IMD a alerté sur la « destruction totale » des maisons aux toits de chaume, justifiant le déplacement de plus de 180 000 personnes pour limiter les risques humains.
Le cyclone a inondé des routes, déraciné des arbres et abattu des pylônes électriques, entraînant l’arrêt des trains et des avions et des habitations endommagées. Les cultures de saison ont subi de lourds dommages, surtout dans les zones basses vulnérables à la surcote marine, estimée jusqu’à 1,5 mètre, ce qui complique la reprise de la vie quotidienne et des activités agricoles.
Arnab a provoqué des alertes régionales : au Sri Lanka, l’armée a été mobilisée et les écoles fermées en prévision de pluies torrentielles et de crues soudaines. Au Népal, de fortes précipitations et des vents sont attendus entre le 29 et le 31 octobre 2026, avec un risque élevé de neige abondante et d’avalanches en haute montagne, aggravant la vulnérabilité des zones déjà frappées par des crues antérieures.
La saison sur le golfe du Bengale se distingue par une intensité exceptionnelle, que des scientifiques attribuent à un phénomène El Niño « surpuissant » combiné au changement climatique. Ces facteurs amplifient la fréquence et la puissance des événements extrêmes, contribuant à des cyclones plus intenses et à une multiplication des épisodes pluviométriques et tempétueux dans la région.
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